GEHEIME..LIEBE______________________« Il y a toujours un début ... »

GEHEIME..LIEBE______________________« Il y a toujours un début ... »
«Mon nom est Trümper, Tom Trümper
et voici mon histoire.»





PS : PAS DE PUB POUR LES FICTIONS HETERO :)


Audry&Marion

# Posté le mercredi 26 novembre 2008 09:35

Modifié le jeudi 13 août 2009 20:08

Chapitre 1______________________« Une nouvelle vie commence ? »

Chapitre 1______________________« Une nouvelle vie commence ? »
MxA_Appuyé sur le rebord de la fenêtre de ma chambre, je pense. Une chambre sombre et vide en l'occurrence, je contemple un nouveau paysage qui donne sur une rue lignée de banals lampadaires, tous aussi pourris les uns que les autres, en compagnie d'une cigarette pour seule amie.
Que je le veuille ou non, je devrais m'habituer à cette foutue baraque.


« Tom ! crie-elle du bas des escaliers.
- Oui ?
- Viens donc m'aider à vider quelques cartons. »


MxA_Je balance mon mégot par la fenêtre qui dégringole, accompagnée d'une nuée de cendres incandescentes, avant de s'écraser au sol. J'accoure à la salle de bain et prends soin d'enlever toutes traces et d'odeurs sur moi. Je dévale les escaliers à toute vitesse et j'atterris nez à nez avec elle, toute jolie, vêtue dans son tablier de grande cuisinière. Ses cheveux sont attachés en un chignon. Quelques mèches rebelles lui courent le long de ses épaules ce qui la rend plus que belle.

« Maman je t'aime ! »

MxA_Elle me regarde de travers et éclate de rire, de son magnifique rire cristallin. [...]

MxA_L'heure tourne à une vitesse folle, pourtant, je ne suis pas pressé de voir l'aube apparaitre. Les cours... Le sommeil n'est pas avec moi ce soir, je décide donc, d'aller me balader. Il fait encore chaud malgré l'heure tardive, je marche seul, une clope au bec, oui encore. Quand une silhouette se détachant de la nuit, faiblement éclairée par un lampadaire, attire mon attention. Je balance ma cigarette. Devant le square sur une balançoire décrépie et grinçante elle est assise. Ses longs cheveux ruissèlent dans son dos et ses bras fins agrippent les vieux bouts de ficèles qui la supporte. Mais quelque chose m'interpelle, comment une si jolie créature ne possède t-elle pas une imposante poitrine... Quoi ? J'y peux rien, c'est dans ma nature. Je l'admire de nouveau quand une fille, plutôt mignonne elle aussi, accourt dans sa direction, les cheveux en bataille l'air inquiété.


« Oh mon dieu Bill qu'est-ce qu'il t'arrive, tu pleures ?! »

Cette demoiselle a-t-elle hurlé <<Bill>> ? Mais... mais...


« Rien, j'ai rien Avryl ! Rétorque-t-il.
- Ahhh que t'es drôle Billou, remarque, c'est bon signe quant tu sors des stupidités plus grosses que toi, non, il sourit. Tu m'là fais pas à moi. C'est encore eux, hein ?! »


MxA_Mais qu'est ce que c'est ce bordel ? J'entends strictement rien, ils ne pourraient pas parler un peu plus fort, non ? Il faut que je m'approche. J'avance derrière les arbres charnus, en me prenant une ou deux branches au passage. En dissimulant mes plaintes, je continue mon parcours derrière une rangée de haie ; sérieux, heureusement qu'elles sont là elles. J'arrive tout de même derrière un petit arbuste niché seulement à quelques mètres de la balançoire. Un seul bruit et s'est foutu. Son amie, reprit la parole tout en essuyant le chemin que parcourent les larmes de Bill. J'aime bien son prénom. Dans une position qui ne met que très peu confortable, mes genoux commencent à craquer sous le poids de mon corps. Je me laisse tomber dans l'herbe fraiche, recroquevillé sur moi même pour mieux poursuivre mon espionnage. Ils ne m'ont pas encore entendu. Ouf ! Non je ne suis pas curieux. Loin de là.

« Bill arrêtes de te rendre malade pour eux, ils n'en valent pas la peine, ceux ne sont que des conneries.
- Mmmh... Soupira t-il, agité encore par quelques sanglots.
- Billou, laisses tombé. »


MxA_Elle lui caresse la joue, il sourit. La fille lui empoigne la main et bras dessus, bras dessous, ils repartent vers la civilisation. Et alors, comme si ce connard avait tout prévu, mon portable commence à sonner. Tout les deux se retournent, intrigués. Moi j'étais déjà entrain de courir, autant qu'un baggy pouvait le permettre. Ils ne m'avaient pas vu une fois de plus. Ils n'auraient pas pu me voir de toute façon.

MxA_Après une peur intense vint le soulagement d'être chez soi, tranquille. J'arrive, sain et sauf, et pénètre ma chambre sans bruit mais en percutant quelques meubles sur mon chemin. Je sors de ma super cachette secrète, un pack de bière et une cigarette. Une troisième pour bien montrer que j'ai eu chaud au cul.

MxA_Je me déshabille, enfile un caleçon propre, et m'affale sur Mon lit avec Ma bière et Ma clope. Mon esprit se détache de la réalité pour se plonger dans mes souvenirs d'un passé plus que proche. Cela peut paraitre bizarre voire assez bête, mais mon pseudo-succès, ainsi que celui que j'avais auprès de la gente féminine me plaisait trop pour le perdre comme ça, d'un coup. Je m'en souviens encore, la place au fond du car m'était spécialement réservée chaque matin et chaque soir. Quand je descendais du tas de poubelle pourri qu'on appelle un bus, elles étaient toutes à mes pieds, ces dizaines de filles qui me regardaient passer, des étoiles pleins les yeux, en espérant qu'un jour peut être elles arriveraient à me faire la bise. Un jour peut être oui. C'était ça la belle vie ! Mais il a fallut que quelque chose gâche mon plaisir. Le travail de ma mère. Ils l'on muté dans le seul hôpital de cette putain de ville, car ils leurs manquaient, soit disant, du personnel. Dans ce bled pourris, laisse moi rire. Ma mère est infirmière et elle n'avait pas le choix... Même pour les beaux yeux de son Seul et Unique fils, Moi.

MxA_Je secoue la tête d'un geste brusque, mes dreads me fouettent le visage. Je jette un coup d'½il à ma nouvelle chambre... mon sac est prêt. Je me rallonge, rassuré, balançant la cannette vide sous le lit. Je ferme les yeux et mon esprit me re-dessine la scène de tout à l'heure. << Bill >> pourquoi pleurais-tu ? Et qui sont ces << eux >> qu'a nommé ton amie ?
Je m'endors comme une masse sur mon matelas dur à s'en casser le dos.


Merci à la correctrice d'orthographe :D

Audry&Marion

# Posté le dimanche 30 novembre 2008 13:46

Modifié le jeudi 13 août 2009 21:46

Chapitre 2______________________« Le commencement est la moitié des choses. »

Chapitre 2______________________« Le commencement est la moitié des choses. »
MxA_Un bruit strident résonne dans mes oreilles, j'ouvre les yeux et constate avec mépris et dégout que c'est déjà l'heure de se lever. Malheur... J'éteins ce maudit réveil, me recouche et m'enfouis sous la couette chaude. Juste quelques minutes...

« Chéri tu es prêt ? »

MxA_Un douce et belle voix résonne d'en bas, en m'étirant, j'ouvre mes paupières. Apparait alors cette fichue lumière du matin qui occupe toute ma chambre. Je vois avec peine que les quelques minutes ce sont transformées en une heure... Pas possible !
Je me presse de me lever et d'attraper mes fringues à la vitesse grand «V», les premières qui me viennent à la main d'ailleurs, et les enfile aussi vite.


« Tom tu vas être en retard !
- Mais non maman, je gère ! »


MxA_J'attrape mon sac, sors de ma chambre et dévale les escaliers à toute vitesse, l'odeur des toasts grillés me chatouille les narines. J'aperçois ma mère, assise, avec son petit déjeuner étalé sur la table. Elle se tourne vers moi et commence à parler avec une voix enjouée.


« Mmh, mon chéri c'est très bon. Tu as tort de ne pas t'asseoir avec moi ! »

MxA_Je m'approche de la table, puis monte mon regard sur l'horloge. 7h59.

« Maman, c'est pas sympa ! »

MxA_Je sors comme un flèche et là... Le bus ! Je continue ma course du matin et arrive essoufflé juste avant que les portes ne se ferment. Je salue le chauffeur et m'enfonce à travers la masse de lycéens. Chaque personne installé dans ce bus relève la tête à mon passage, tous me fixant étrangement. Quoi ? J'ai un truc sur la face ? J'aperçois une place de libre. Je fonce m'y installer sans broncher, la seule chose que je peux faire c'est regarder le paysage défiler sous mes yeux. Le bus arrive enfin après plusieurs minutes qui parurent immenses. Surtout en étant seul. J'entends alors, le frein à main s'enclencher, le bus se vide en moins de trois secondes. Je prend exemple sur les autres, je pose un pied à terre tout en bousculant quelqu'un. Je me retourne pour faire face à la personne. Elle me regarde de ses yeux verts émeraudes et part en marmonnant quelques choses d'inaudible. Je regarde encore cette fille qui ne m'est pas si inconnue. Elle disparait.


MxA_Je me retourne et fais enfin face à mon futur lycée. La couleurs des briques me saute aux yeux... rouge ? Mais c'est affreux ! Et ces poteaux blanc tous délavés avec ces graffitis... Y se foutent de nous ou quoi ? Ils auraient au moins pu les repeindre pour cette année ! Désolant. Je soupire. J'avance en trainant des pieds ... La sonnerie retentit, résonnant dans toute la cour, mais mes jambes n'ont pas l'intention d'accélérer pour autant. J'arrive devant une porte verte - inutile de vous dire qu'elle était aussi pourrie que l'établissement - Je crois bien que j'ai histoire. Accompagné de la C.P.E. qui avait surement peur que je me perde, j'avance mon poing jusqu'à la porte quand celle-ci me tapote l'épaule et s'en retourne sur ses pas, me souhaitant bon courage. Je toque doucement et sans réfléchir j'ouvre la porte et rentre :


« Bonjour ! dis-je avec enthousiasme.
- Je vous prierais de ressortir et d'attendre ma réponse avant d'entrer ! » me beugla mon professeur.


MxA_J'exécute les ordres. J'entends certains élèves pouffer dans mon dos. Elle me prend vraiment pour un imbécile. Après avoir toqué pour la seconde fois consécutive, un énorme « oui » se fait entendre. J'attends qu'elle confirme sa réponse et j'entre... de nouveau. Elle m'installe seul, au fond. Toutes les filles se retournent à mon passage, au moins les bonnes habitudes ne se sont pas perdues. Certaines ne lâchent pas leur regard.

MxA_La fin du cours sonne enfin. Étant affalé contre le mur, depuis ce qui était pour moi comme une éternité, je sursaute. Je range mes affaires et sors sans faire attention à quoi que ce soit, à qui que ce soit plus précisément. J'ai envi de m'en griller une. Je cherche un endroit discret à l'abri des regards. Je me retrouve derrière un bâtiment, un coin bien isolé, j'ai l'½il ! Pensant être seul, j'en allume une. J'inspire et j'expire tout en fermant les yeux. J'étais appuyé contre le mur m'exerçant à faire sortir la fumée de ma bouche en forme de cercles lorsque une personne attire mon attention. Il est recroquevillé sur lui même sanglotant.

« Ça va aller ? » dis-je en lui tendant le bras.

MxA_Il relève son visage, ainsi que son corps mou, ignorant complètement mon bras. Mes yeux fixent celui-ci, plus précisément son nez, du moins jusqu'à ce qu'il vienne le cacher avec ses mains ensanglantées. Je crois bien qu'il venait de recevoir un sacré coup, que très honnêtement je n'aurai pas aimer avoir. Il est parsemé d'hématomes aussi gros que mon poing. Il est essoufflé et des gouttes de sueur perlent sur son front. Il tremble comme un petit faon... Les brefs instants où j'avais pu apercevoir ses yeux, il semblait terrifié, apeuré tel une bête traquée. A la vue de mon visage équerré, il se mit à courir dans la direction inverse.

« Attends ! Pourquoi tu fuis, je ne veux-... »


MxA_Je crois bien qu'il ne m'a pas entendu. Pourquoi me fuyait t-il comme ça, avait t-il peur que je fasse partis des leurs? Je suis pourtant nouveau. Où au contraire ne voulait-il pas être mon ami voilà tout ? La pause est terminée, tout le monde se presse de retourner en cours. Je jette mon mégot et me dirige vers mon prochain cours : Art plastique. Un cours dont je me passerais bien. Surtout que je ne sais pas dessiner, même pas une simple petite maison que ma mère avait confondu avec une voiture. Bref, et si je séchais ? Oh et puis tans pis j'y vais, c'est le premier jour je peux le faire. J'arrive, en dernier, dans un bâtiment ancien du moins plus que les autres.

« Ah vous êtes monsieur Trümper je présume ?
- Vous présumez bien. »


MxA_Il ne releva même pas l'arrogance de cette phrase...

« Alors vous vous mettrez.... »


Audry&Marion

# Posté le samedi 13 décembre 2008 10:07

Modifié le jeudi 25 juin 2009 07:39

Chapitre 3______________________« Survivre plus que vivre »

Chapitre 3______________________« Survivre plus que vivre »
..PARTIE I..


« Alors vous vous mettrez... »

MxA_Il se frotte le menton cherchant tant bien que mal une place pour m'installer.

« Eh bien, voilà vous vous placerez là-bas ! »

MxA_Il montre de son doigt fin, ma place. Une table isolée au fond. Quelle chance ! Je suis à côté de la fenêtre, je sais ce que je ferais pendant le cour. Je m'avance avec toujours, ces regards qui me fixent... Sauf un, c'est le garçon que j'avais rencontré quelques minutes plutôt. Il est calme et nerveux à la fois, le cours n'a pas commencé que celui-ci a toutes ses affaires sorties fixant sa feuille blanche. En avançant, je remarque que sa table est située juste devant la mienne. Je regagne ma place et sors une feuille ainsi que mon crayon mordillé, et dire que c'était mon préféré...
MxA_Je relève la tête, le professeur commence son charabia, mais quelque chose de plus intéressant m'interpelle... Les cheveux de mon inconnu dont je ne connais toujours pas le nom... Ils sont si... Il n'y a pas de mot pour définir ceci, c'est hallucinant. Comment fait-il pour les avoir si lisse, si brillants ? Sa coiffure est vraiment... fascinante. L'odeur qui se dégage de sa tignasse, elle, n'est pas pareille, la laque et le gel se sentent à des kilomètres, c'est affreux. Mais cela en vaut bien la peine. Il n'empêche que j' ne pourrais jamais faire ça avec les miens... Eh Tom ça va pas ou quoi ? Tu délires.


« Allez au boulot ! » annonce le professeur.

MxA_Pardon ? Au boulot ? On travaille en Art Plastique ? Je ne sais même pas quel est le sujet. J'interpelle ce mystérieux jeune homme aux cheveux soyeux pour lui demander le sujet, mais aucune réponse. Je ne comprend pas pourquoi il fait tout pour m'ignorer. J'essaye d'être gentil, super gentil même. Mais lu-...


« Monsieur Trümper, vous n'êtes pas venu ici pour bavarder ainsi que rêvasser ! Plongez vous dans votre dessin et taisez vous ! »


MxA_Les regards sont de nouveaux posés sur moi. Je viens de me faire une fois de plus humilier devant tout le monde. Mais je ne vais pas me laisser faire, ça gâcherait mon image !

« Vous avez raison, l'art plastique c'est tellement important ! » dis-je ironiquement.

MxA_Il me jette un regard noir puis retourne s'assoir à son bureau bouquiner. Je lève la tête, au tableau on pouvait lire " Dessinez vos Vacances. " Dessinez nos vacances ? Comment tu dessines des vacances toi, hein ?! J'arrache mon crayon de ma bouche et me mets à dessiner une maison, mais au moment où je commence à gribouiller quelque chose qui devait ressembler à un toit, il me revient en mémoire la compliment que me chère maman m'avait fait sur ma maison. L'envie d'un arbre me vint à l'esprit, c'est plus simple. Et ça signifiera, l'arbre de la vie. Rapport avec les vacances, mes vacances ? ... Aucun.
MxA_Ayant terminé mon chef d'½uvre, j'admire le brun dessiner un..un... magnifique dessin représentant une chambre noire, sans lumière, avec un lit en vrac et des affaires qui jonchaient au sol. Tristes vacances.


« Mais dit moi c'est que tu as un bon coup de crayon dit donc ! »

MxA_J'entame une nouvelle fois la conversation, en espérant qu'il répondra cette fois ci. Je le vois lever son crayon puis se retourner.


« Merci c'est gentil.
- Mais ! Je vois que tu as une langue !!
- J'en ai toujours eu une ! me dit-il d'un ton sec et cassant.
- Calme-toi, tu devrais avoir un peu plus de répondant avec ceux qui te font du mal, pas avec ceux qui essayent d'être (SUPER SUPER SUPER) gentil avec toi. »

MxA_Je le vois baisser la tête puis virer au rouge et se replonger corps et âme dans son dessin. Je regarde ailleurs ; vers la fenêtre où des filles me font des petits signes. Anodins, bien sûr.

« Monsieur Trümper encore une fois je vous reprend. Arrêtez de batifoler et travaillez maintenant !
- Excusez-moi monsieur, mais ça me donne de l'inspiration ! »


MxA_Il me regarde une nouvelle fois avant de ronchonner dans sa moustache l'air désespéré. Quel professeur j' vous jure ! J'en ai de la chance. J'en profite pour essayer de regarder l'heure sur l'horloge qui est.. hum, comment dire ça sans être péjoratif... très décorée. Le cour se finit dans moins de cinq minutes et je n'ai qu'un tout petit arbre sur une gigantesque feuille. Je me presse d'ajouter de la couleur.


« Très bien, allez vous m'apportez vos feuilles s'il vous plait ! »

MxA_Je range mes affaires lentement et avance droit vers le bureau pour donner ma feuille ; et être par la même occasion le dernier, je ne voudrais pas que tout le monde voit mon dessin. Mais je fus avant dernier, le jeune homme qui était placé devant moi, range seulement ses affaires. Je pose ma feuille et commence à filer, quand la fine main de mon professeur vient s'écraser sur mon épaule.

« Trümper !
- Quoi ?!
- Vous vous moquez de moi là ! Vous me referez ça pour le prochain cours ! »


MxA_Je le regarde et sors de sa vieille salle. Même pas en rêve vieux « chnoc' » ! Je me pose contre le mur attendant mon voisin. J'aimerais échanger quelques mots autre que un " Salut ! " auquel il ne me répond qu'une fois sur deux. Et puis peut être savoir son prénom... Il s'approche... mais s'éloigne aussitôt. Je le perds de vue. Un vrai lièvre ! J'hallucine, il marche si vite. Mais pas aussi rapidement que moi ; seulement mon joli "baggy" me ralentit... encore !
J'abandonne.
Déçu, je me dirige au distributeur, mon ventre crie famine. Ma pièce entre dans la fente, quand un groupe de jolies filles... pardon. Quand un groupe de filles de Mon style, s'élance vers moi avec ces petits déhanchements sexy. Ouh, que j'aime ça.




..PARTIE II..


MxA_C'est tout simplement Mon genre de fille, Celles qui portent des décolletés profond, des pantalons taille très basse (ou des Mini-jupes, je ne chipote pas) ; puis avec ces piercings qui n'attendent qu'à être caressés ou même léchés... Je m'égare. Ces filles m'encerclent, puis l'une d'elles décide de s'avancer pour entamer la conversation. Hum, pas mal.

« Tom, c'est bien ça ? »

MxA_Bordel, ces filles sont vraiment, vraiment excitantes.

« Oui, c'est bien ça ! Dis-je avec un clin d'½il qui ne la laissa pas indifférente.
- Vas-tu à la soirée de Joe ?
- Euh et bien, Oui ! je mens avec succès.
- On espère toutes te voir alors ! En particulier moi. » Avait-t-elle rétorqué en faisant remonter son doigt manucuré le long de mon torse.


MxA_Elle me chauffe là non ? Mais le plus important c'est que... Et merde, merde, merde ! Mais dans qu'elle merde je me suis foutu ! A L'AIDE. Dieu si tu m'aimes, aides moi. Je ne sais même pas qui c'est Joe, comment je pourrais aller à sa soirée hein ? Mais c'était plus fort que moi, je ne pouvais pas me ridiculiser devant ces jolies filles. Puis, je compte bien devenir la célébrité d'ici ! Alors si je ne vais pas à cette soirée je passerai pour un nul toute ma vue. Ah, ça non !
Tom est un gros con ! Tom est un gros con !
Oh toi ça suffit, c'est vulgaire en plus.
La petite voix dans ma tête s'arrête et la sonnerie des reprises des cours retentit et me percute violemment dans les oreilles me sortant de ma pseudo-dépression fasse à un dilemme crucial ; déjà l'heure des cours ?!
Commence alors ma chasse à l'homme, trouver ce Joe. Mais, c'est plus facile à dire qu'à faire !

*

MxA_L'ennui me domine et l'envie d'une cigarette me démange les lèvres. Le désespoir s'abat comme une vague sur moi : impossible de mettre la main sur Joe, il ne peut pas être voyant celui là ! Qu'est-ce-que je dirais à ces demoiselles, moi ?! Elles me prendront pour un bouffon, ça c'est clair.
J'ai cherché toute la journée, mais aucun Joe n'est apparu ni dans ma classe, ni nulle part. C'est vraiment frustrant. Très frustrant. Le dernier cours de la journée arrive.
La classe se remplit petit à petit, j'observe chaque fait et geste de mes camarades, mais plus particulièrement Bill, il est comment dirais-je, attirant.

MxA_Me sortant de ma soudaine léthargie, un groupe de garçons, plutôt sûr d'eux s'avancent vers moi tout en me hélant et me faisant de grands gestes très... bizarre.

« Tom, c'est bien ça ? »

MxA_Qu'est ce qu'ils ont tous à dire la même chose ?!

« Euh, ouais.
- Joe le mec de dernière année organise une fête, avec filles, alcools, enfin tu vois ce que j'veux dire, j' vais pas te faire un dessin. Bref, comme tu m'a l'air sympa, on s'arrangera pour que tu viennes. »


Il me frappe dans la main ainsi que le reste de mecs qui l'entoure et le voilà reparti à sa place, m'épiant du coin de l'½il. MIRACLE, MERCI DIEU. Le fait d'avoir couru toute la journée a peut être enfin payé.

*

MxA_Ce matin il fait beau, du moins c'est ce que j'en déduis, avec les rayons du soleil qui percent à travers mes rideaux. Ils luisent sur mon visage endormi et tiré par la fatigue de la journée éprouvante que j'ai passé hier. J'ouvre petit à petit les yeux et j'aperçois une silhouette svelte ouvrir d'un coup sec les rideaux et se baisser à toute vitesse pour ramasser les objets trainant au sol.

« Chéri, c'est l'heure ! »

MxA_Sa voix douce et calme me berce, j'attrape le peu de couverture qui n'est pas tombé à terre pendant la nuit pour m'enrouler et sombrer dans le monde des rêves juste cinq petites minutes.

« Tom, lève-toi, tu vas être en retard ! Remarque ça ne changera pas de d'habitude ! »

MxA_J'entends dans sa voix la colère et l'agacement, je décide, à contre c½ur bien sûr, de me lever. C'est le grand Jour.
La journée passe à une vitesse affolante, c'est bien la première fois que les cours me passionnent enfin me passionne, c'est un bien grand mot. Mais ce n'est pas normal, il va m'arriver quelque chose. C'est obligé. Je vais peut être me faire écraser par mon autobus en rentrant chez moi. Tom faut positiver.
Ouais mon vieux, tu deviens parano'.
Je chasse à nouveau cette petite voix dans ma tête. C'est vraiment trop désagréable. Quelqu'un qui vous dis ce que vous devez faire ou pas...

MxA_Je sors de cours, accompagné de quelques connaissances. En sortant du lycée j'aperçois de nouveau, Joe et sa bande. Ils se me saluent de loin puis je l'entends crier mon nom.

« Tom !
- Ouais ?
- Minimum dix filles ce soir. »


MxA_Je le vois sourire du coin des lèvres. Un défi ?

« T'inquiète pas pour ça. »

MxA_Nous nous faisons un signe de la main et je me dirige vers mon arrêt de Bus. Après avoir passé la journée avec mes nouveaux 'amis' j'ai pu rencontrer Joe, un type très sympa, coureur de jupon, mais très sympa. Ce mec aurait très bien pu passer pour un mannequin, avec ces traits réguliers, ces cheveux noirs coupé à la façon Zac EFRON et ces yeux bleus qui vous transpercent et en deux temps trois mouvements vous vous retrouvez dans son lit. Ce mec à un charme fou, oui c'est vrai. Pas autant que moi, certes.
MxA_Arrivé chez moi, je pousse la porte légèrement la porte qui est... entre-ouverte ? Comment se fait-il quoi soit ouverte ? Maman ferme toujours à clé, plus maniaque qu'elle tu meurs.

« Maman ? »

MxA_Aucune réponse. J'insiste.

« Oui mon chéri, je descends attends ! »

MxA_Attendre ? Dans ma maison ? Je la voie descendre en toute hâte, le chemisier mal boutonné et les cheveux en pagaille. Elle sent fort l'eau de Cologne. Je sens une jalousie nouvelle et soudaine assez forte grimper en moi. Mes joues s'empourprent.

« Je prends la salle de bain et je sors ! » Dis-je d'un ton sec.

MxA_Je monte, fou de rage, dans ma chambre et donne un énorme coup de poing dans le mur. Ce salopard m'étais passé devant, la fermeture Éclair de son jean à moitié remonté. Après m'être défoulé, j'attrape mes affaires aussi vite que possible. Je ne veux pas rester une minute de plus dans cette maison. Je me dirige vers la salle de bain, allume la douche et passe sous une eau glacée qui me remettra probablement les idées en place. « En même temps elle a bien le droit à des petits plaisirs de temps en temps. Mais quand même ! » L'eau ne m'ayant pas calmé, j'enfile mes vêtements, et sors sans demander mon reste. C'est ce que j'avais imaginé avant que ma mère ne m'attrape par le bras dans l'entrée pendant que je lassais mes chaussures.


« Écoute Tom ce n'est pas ce que tu crois...
- Ta phrase fait un peu cliché, Maman.
- Mais, pour l'amour de Dieu, écoute-moi !
- Salut ! »


MxA_Je lui claque la porte au nez et me mets à courir dans la direction de la fête. Après avoir parcouru une centaine de mètres, je m'arrête essoufflé. Pour évacuer cette colère, j'attrape un chewing-gum et le glisse dans ma bouche, le mastiquant avec rage. C'est pas possible ! Mais qu'est-ce qui lui est passé par la tête ! Maman, putain, maman ! Je sors le bout de papier où est noté l'adresse de Joe. Pourquoi habite-t-il si loin ! Je marche encore et toujours humant l'air frais du soir. Je sors cette fois-ci une cigarette que j'entame sans tarder. Je ralentis l'allure et commence à entendre de la musique. Alors, 17, 18, 19, 20... ça y est j'y suis. Je m'approche d'une maison assez bourgeoise illuminée de tous les côtés. La musique entrainante est encore plus forte que tout à l'heure. Il y a un paquet de monde, tous avec une cigarette. Sur le côté je crois apercevoir, une, une, une PISCINE ! Mon dieu, ce sera plus facile que prévu ! Une joie immensément grande s'installe en moi.
MxA_J'entre sans frapper, la porte est ouverte, Joe me souris de loin et s'approche de moi pour me serrer la main. J'entrevois l'alcool sur les tables. Ma colère retombe. Huuum, que la fête commence.



Audry&Marion

# Posté le samedi 21 février 2009 14:10

Modifié le jeudi 25 juin 2009 07:36

Chapitre 4______________________« Le destin prépare ses cartes et les émotions s'arment à le recevoir. »

Chapitre 4______________________« Le destin prépare ses cartes et les émotions s'arment à le recevoir.  »
MxA_La soirée est à son apogée, je n'ai aucun verre d'alcool dans les mains – ce qui ne veut pas dire que je n'ai rien bu - et deux filles dans les bras, je suis un DIEU. De plus, ces filles n'attendent qu'une seule chose, un petit moment seul avec moi.
MxA_Je suis en quelque sorte dans un état second. Pourquoi ? Je n'en ai aucune idée.
MxA_Les filles se dandinent près de moi, me frôlant de leur corps splendide. Jouant avec mes dreads. Chatouillant mon cou avec leurs lèvres si parfaites.


« Alors mec, combien ? »

MxA_Une voix m'appelle, ma mère ? Non trop masculine pour elle. Étant dans un état minable je pense tout de suite à son copain de chambre ? Oh putain, qu'il me parle pas ce con sinon je vais lui péter la gueule... Mais d'abord qu'est ce qu'il fou là.

« Ah tu as trop honte mec, tu veux pas me le dire ! »

MxA_Joe ? Et merde, je sais même plus combien de filles j'ai pu me taper. Cinq, six... peut être même huit qui sait.

« Ah Joe, tu ne peux même pas t'imaginer !
- Aller déjà quinze dans la poche pour moi ! »


MxA_QUINZE ?!!, oh je suis qu'il ment celui là ! Je le vois s'éloigner cherchant désespérément une autre fille à accoster. Tss. Je laisse mes deux sangsues pour me diriger vers le bar et attraper un bon verre de Vodka ; que je bois d'une seule traite. Mon verre vide dans la main, je me relève, ma route n'est plus très droite, j'attrape la première bouteille qui se trouve devant moi et remplis à nouveau ma coupe. Dans mon geste brusque j'aperçois une magnifique créature, assise seule, dans un coin sombre du couloir. Je compte bien lui remonter le moral à cette jolie demoiselle. J'avale cul sec mon verre et emmène la bouteille avec moi, on risque d'en avoir besoin.

« Que fais-tu seule ?
- Rien ! »
Répond-t-elle avec une voix un peu roque.

MxA_Son visage tourné vers moi elle me dévisage, ses yeux noisettes brillant à cause ou peut-être grâce à l'éclairage faible des néons. A cet instant me vient en mémoire le visage vague d'une personne mais impossible de m'en rappeler. Elle reste tout de même magnifique, je ne peux plus me retenir face à elle. Je l'attrape par le bras et la soulève subitement et avec force. Je la serre contre mon torse et lui souffle tendrement à l'oreille, « La nuit va être belle ». Son visage se crispe, mais je n'y fais pas attention, je serre son poignet pour ne pas la lâcher, et monte à l'étage. J'ouvre une porte, quelle chance de salaud que j'ai, elle est libre. Je la pose violemment sur le lit, je ne sens plus ma force. Ma veste glisse le long de mon corps pour atterrir à terre, je m'allonge sur elle, la bloquant avec mon genou, elle bouge, elle doit essayer de se débattre. Quelle idiote ! Je ne la lâcherai pas. Oh, non ! Mon envie est là, je ne la laisserais pas partir. Mes lèvres parcourent son cou.

« Arrêtes, je t'en pris, arrêtes ! »

MxA_Je n'écoute pas ses paroles, je me contente de continuer ce que j'ai commencé, je lui enlève son T-shirt. Elle n'a pas franchement de poitrine, on dirait presque, qu'elle est inexistante. Mais c'est fou comme ça m'excite et puis de toute façon je pense que c'est l'alcool qui me fait ça. Cette fois, mes lèvres descendent petit à petit laissant au passage quelques marques rougeâtres, jusqu'à arriver au dessus de son... caleçon ? Cette fille porte des caleçons. Étrange. Je laisse une nouvelle fois ce détail de côté. Elle gémit. De mes mains agiles je défais son pantalon, et le laisse glisser à ses pieds, je sens son c½ur battre à une vitesse folle, ses poings claquent dans mon dos, mais l'excitation prend le dessus. Je l'entends sangloter alors que je viens à peine de commencer.

« Chut, ne pleure pas. »

Elle s'arrête. Ou du moins se retient. Je remonte à elle et emprisonne ses lèvres salées. Je tire la couette et la repousse au bat du lit. Elle frissonne, il fait frais. Un sourire apparait sur mon visage, je sens qu'elle est déjà très excitée, et elle le devient encore plus lorsqu'elle sent que je me place à califourchon sur elle et pose ma main contre son sexe. Son c½ur bat la chamade, elle a surement très peur de ce que je vais faire, de ce qu'elle va me faire. Mes mains glissent le long de son ventre, pour ce poser sur son bassin. Les siennes s'accrochent a son cou, à croire qu'elle commence à aimer ça ! A cet instant ma tête est vide, Je n'ai aucun contrôle sur mon corps. Je caresse lentement son sexe et ma main remonte doucement vers son bas ventre, je le caresse doucement, puis nos lèvres se joignent enfin, mon dieu j'adore ça ... c'est comme si je la connaissais depuis déjà longtemps, comme si ses lèvres, je les avais désirées depuis toujours... Elle me pousse, pour prendre place sur moi, elle quitte mes lèvres pour se diriger vers mon cou, elle me le mordille, c'est merveilleusement bon. Puis sa main descend jusqu'à mon boxer, qu'elle retire, d'un coup sec mais qui parait incroyablement doux. Ouais, bizarre. Elle est très adroite dans tout ces gestes, c'est comme si tout était calculé sans vraiment l'être. Je pense l'avoir assez excité ; maintenant c'est elle qui en demande, qui prend le dessus. Mes mains se baladent sur son bas du dos, atterrissent sur ses fesses et remontent un peu pour lui laisser de miraculeuses traces de doigts, un souvenir ! Puis je la sens descendre, son visage face à mon sexe, plus que gonflé de plaisir, qu'elle englobe d'un coup. Mes doigts caressant ses cheveux. Je gémis à mon tour. Que j'aime ça ! Sa langue s'amuse. Je gémis de plus belle. Elle relève la tête et m'embrasse. Je reprends place sur elle, lui donnant un petit coup de reins dans son bas-ventre, je sens son corps chaud contre le mien. Me voilà parti dans des coups de reins interminables et plus que bon, quelques cris s'échappent de nos bouches, s'appelant mutuellement et à ce moment précis j'entre dans cet endroit appelé septième ciel.

*

MxA_Lundi matin, 7h30, mon réveil sonne brutalement. Mon corps ne veut pas répondre et ne répondra pas. Je suis tellement fatigué que je ne peux bouger rien qu'un orteil. Pendant deux jours je n'ai absolument rien fait, à part décuver, bien entendu, autrement dit, dormir. On toque à ma porte, j'entends un doux «Mon canard, c'est l'heure, debout !». Je ne fais pas attention à elle. Je me lève et file sous la douche. Sous cette eau chaude, je me remémore ce fameux vendredi soir. Que c'était bon, surtout cette petite dernière, elle était fragile comme une biche, calme et impassible comme un rocher. Ces gémissements refont surface dans mon esprit. Mais, c'est avec elle que j'ai le plus aimer, faut que je me débrouille pour avoir son numéro. Quel con ! Je ne connais pas son prénom.


MxA_Je descends du bus, sûr de moi, comme à mon habitude. Devant le gigantesque portail du lycée, je vois les mecs qui me regardent, et un par un explose de rire. J'arrive étonné.

« Quoi les mecs ? Vous avez vu un éléphant rose ? Je ricane.
- Ahhh Tom, Tom, Tom comment ça va ? s'avance Joe un sourire aux lèvres.
- Bien, bien.
- Cette soirée alors ? poursuit-il
- Ah euh, et bien, SUPER ! Au fait les mecs, combien ? »


MxA_Tous, un par un, sortons nos nombres, incroyablement incroyable. Tous baratinés, modifiés c'est sûr, même moi.

« Tom, alors cette dernière fille, BONNE ?
- A les mecs vous ne pouvez pas vous imaginez, chaude comme la braise. »


MxA_Les voilà repartis tous dans un fou rire monumental comme des hyènes. Je ne comprends pas. Qu'est ce que ça a de si drôle ? Elliot ouvre la bouche et me sort franco.

« Tom, tu étais tellement bourré que tu as pris Billette pour une meuf ! Remarque, ça fait quoi de prendre par derrière hein ? »
Dit-il poursuivit d'un rire plus qu'agacent.

MxA_QUOI ?! Ma nana, un garçon ? BILL ! Les souvenirs refont surface, c'est que, cette biche n'avait pas de poitrine, et un bassin très fin, et... et... et une bosse sous le pantalon. J'ai donc EN-CU-LER un mec ! Non, ce n'est pas possible, je rêve là.

*

MxA_Le pire jour de ma vie. Cette journée fut la pire de ma toute vie. Des ricanements dans tous les recoins de l'école. Le pire c'est les injures 'Tapette, tarlouze, suceur de queue', qui vont jusqu'à être écritent sur le mur des toilettes. Je savais que vendredi avait été une journée vraiment trop magnifique pour que se soit réelle. Tout le monde était au courant. On m'évitait comme la peste. Même pire que la peste. Ma réputation est vraiment fichue.
MxA_Je n'ai pas croisé une seule fois ce, Bill. Je le vois je lui casse la gueule. Il n'aurait pas pu me prévenir lui que c'était un garçon. Remarque, je n'étais vraiment pas très frais donc je l'aurais peut être pas cru. Raaah, et puis je n'aurais pas pu remarquer moi. Non, j'étais bien trop exciter à l'enculer. Un mec putain ! Je me prends la tête dans les mains.
MxA_En sortant du bus tout le monde me dévisage, comme le jour de la rentrée. Ils sont au courant eux aussi ? Je marche nonchalamment jusqu'à la maison. Désespéré. J'ouvre la porte et ma mère se jette sur moi, m'entourant de ses bras réconfortants. Après une journée pareil ça fait vraiment du bien. Elle commence à me murmurer des mots doux dans l'oreille. Me dites pas qu'elle le sait ?

« Tom s'il te plait, excuse-moi pour vendredi. »

MxA_Elle commence à sangloter. Ça fait deux jours que je ne lui ai pas parlé. Je m'en veux d'avoir été aussi dur avec elle. Après tout c'est qu'un amant. Ça y est je craque. Je m'écroule sur elle et nous nous effondrons tous les deux sur le sol. Elle me serre encore plus fort que tout à l'heure. Ses larmes humidifiant mon T-shirt commencent à se mêler aux miennes. Tom Trümper pleure. Ça ne m'était pas arrivé depuis la maternelle quand Kurt Jonas m'avait volé ma copine. Ouais.

« T'en fais pas, maman, je m'excuse aussi »

MxA_Elle me sourit et commence à essuyer les quelques larmes sur mes joues. Elle se réajuste les cheveux et je l'aide à se relever.

« Je t'aime mon chéri.
- Moi aussi, maman, moi aussi »


Je monte dans ma chambre et m'allonge sur mon lit. Il faut que je réfléchisse. Au moins la journée se termine bien et ma mère n'est pas au courant de mes... ébats amoureux.


Audry&Marion

# Posté le jeudi 09 avril 2009 12:35

Modifié le jeudi 25 juin 2009 07:37

Chapitre 5______________________« Certaines choses ne sont pas descriptibles. Certaines choses n'ont pas besoin de description »

Chapitre 5______________________« Certaines choses ne sont pas descriptibles. Certaines choses n'ont pas besoin de description  »
MxA_Un bruit atroce parcours mon crâne, comme si plusieurs coups de marteau s'y acharnaient à l'intérieur. Horrible. Je tourne la tête, et le désespoir s'empare de mon corps, ce n'était d'autre que mon réveil qui me dit que c'est déjà l'heure. Je sors du lit lentement, très lentement et gagne la salle de bain.
J'aperçois mon reflet dans le grand miroir ; ce reflet qui me dégoute plus que tout, ma fierté vient d'être anéantie, ma putain de fierté. Mais bon, prenons le côté positif, ma réputation va augmenter, je devrais être satisfait, c'est ce que je désirai non ?

MxA_On passe la plus part de notre temps à regretter nos gestes et actes, mais quand on les a produit on ne se souciait de rien, et on ne prenait aucune peine à réfléchir à ces putains de conséquences qui peuvent arriver après, et c'est là qu'on ce dit, mais pourquoi je n'y ai pas pensé avant: « Pourquoi me suis-je jeter sur l'alcool hein ? Pourquoi j'ai monté ce mec dans une chambre ? Pourquoi je l'ai couché sur ce lit et déshabiller par la suite ? Pourquoi je mourrai d'envie d'embrasser ses lèvres fines et pulpeuses ? Pourquoi j'ai baisé un mec, ce mec ?! »
Ma vue se trouble, et les battements de mon c½ur s'accélèrent. J'entre dans le bac à douche et laisse l'eau brulante couler sur mon corps. Je me laisse partir un instant et glisse contre le carreau très froid, juste un instant.

« Tom ! Mon poussin, secoue toi un peu, tu vas arriver en retard !
- Oui m'man... »


MxA_Je me presse de m'habiller et de filer à l'arrêt de bus... qui me terrifie d'avance. Pas à pas, le plus lentement qui soit j'avance. Le car n'est pas encore là. Je m'assois sous cet arrêt où je sens chaque regard sur moi, des messes basses, enfin, pas si basses puisqu'elles remontent jusqu'à mes oreilles, et tous ces rires derrière mon dos. Je vais finir par ...


« Trümper tu montes pas ?
- Mais non, il préfère monter les mecs voyons ! »

MxA_Des voix grossières retentissent, poursuivi par de nombreux rires. Les places ne sont pas présentes aujourd'hui à croire que les gens le font exprès. Je suis éc½uré par tout ces gens pitoyables... J'aperçois une place libre, je m'y installe, suivit de près par une charmante fille, je me souviens d'elle, surtout de ses yeux verts émeraudes. J'en ai oublié son prénom.
Ses pas se pressent vers la place que mon postérieur occupe, je la voit sourire et soudain plus rien. Je crois que sa main vient de s'écraser violemment sur ma joue avec un immense bruit, laissant un trace rougeâtre. Ses yeux magnifiques se sont transformés en deux armes (meurtrières, obligé de le préciser ?), elle se pose à mes côtés et approche ses douces lèvres près de mon oreille.


« Si tu prends plaisir à faire souffrir les autres, c'est ton problème ! Bill n'avait pas besoin de ça en plus, il en a déjà assez comme ça ! »

MxA_Mais de quoi elle parle celle-là ?

« Non mais ce n'est pas possible, t'es tarée ou quoi ? Ça t'arrive souvent de donner des gifles aux gens, sans raison ?! lui balançais-je en m'énervant.
- Sans raison ? Mais tu te fous de moi là ! Bill, ça te rappelle quelqu'un? »


MxA_Encore lui bordel !

« Écoutes, je suis aussi victime dans cette histoire.
- Ah ouais et en tant que quoi ?!
- Bah en tant que... euh.
- Ouais, super convainquant mon grand ! Bravo ! »


MxA_La colère monte dans sa voix et elle frappe si fort dans ses mains, que tout le monde se tourne vers nous, ou peut-être qu'ils l'étaient déjà ?


«- Tu cr-
- Laisse-moi terminer !! T'as voulu faire ça pour l'humilier encore plus que d'habitude c'est ça, pour augmenter ta 'soi-disant' popularité. Tu me fais pitié mon pauvre, dit-elle avec une once de dégout dans la voix.
- Ma belle, tu crois vraiment que je me serais tapé un mec, moi qui adore les filles, simplement pour rentrer dans une bande stupide ou augmenter ma côte de popularité et pour me coltiner en plus des injures ?! »


MxA_Le ton de ma voix est lui aussi monté, elle a réagi à « Ma belle » - elle a rougit, je rêve ! - et allait me couper, puis se ravisa quand elle avait entendu ce qui suivait.


« Dis comme ça..., dit-elle en méditant. Croyons un instant que ce que tu me dis est vrai, pourquoi tu lui a fait ça ? »


MxA_C'est une question piège ? Parce que j'avais un peu trop bu, j'étais un peu trop bourré et j'ai confondu un homme avec une femme. C'est vraiment la plus stupide des réponses que j'ai entendu. Mais c'est pourtant bien la vérité...
Elle remarque mon moment de réflexion... Qu'est-ce que je lui dis ? Pourquoi c'est si dur de mentir avec une fille.


« Eh bien, je... en fait c'est que-
- Oui ? »


MxA_Je ne peux pas me résoudre à lui dire. Vite, vite Tom cherche un truc. Le bus vient de s'arrêter.


« Ah je suis désolée c'est mon arrêt.
- Mais, HÉ ATTENDS ! »


MxA_J'étais déjà dehors et je fit mine de rien n'avoir entendu. J'ai eu vraiment chaud. Il va falloir vraiment que je la surveille celle-là, elle serait capable de me trancher la gorge un de ces quatre. La prochaine fois j'essaierai de ne pas coucher avec un mec que j'ai confondu avec une femme, comme ça je n'aurais pas à croiser sa folle dingue de copine qui ne me gifflera pas et je n'aurai pas à sortir du Bus pour l'esquiver à un arrêt qui est à dix kilomètres de chez moi et à marcher sous la pluie. La poisse, Tom, tu es vraiment un débile.
MxA_Oui tiens, en parlant de la pluie, les jours d'été se rapprochent, mais ce soir il pleut, heureusement pour moi, ma mère m'avait mit discrètement son parapluie dans mon sac. Je me presse donc de rentrer. Mais, malgré la pluie qui tombe à la renverse, je ne vais pas aussi vite que je l'aurai voulu. Je ne sais pas vous, mais moi, la pluie me fait penser, oui, elle me fait me penser, à tous ses souvenirs qu'on aimerait oublier, les jeter de notre esprit et qu'ils viennent se fendre sur le sol.
MxA_Je sens une présence derrière moi, une ombre marche, laissant entendre des bruit de pas qui trainent contre les gravillons. Je me retourne, ce mec, la soirée, Bill, oui c'est bien lui. Il tremble comme une feuille et l'eau ruisselle sur lui. Je m'arrête, attendant qu'il arrive à ma hauteur.


« Viens donc t'abriter la dessous avec moi, tu es trempé, lui dis-je en me décalant vers lui.
- Non merci ! me dit-il froidement avant de partir en courant. »

MxA_Pendant une fraction de secondes, je me demandai pourquoi réagissait-il comme ça. Mais ça se comprend, je suis vraiment con par moment. Mais que m'arrive-t-il ? Pourquoi je ressent ce besoin fou de l'aider ? Hein ?! Car je suis simplement un homme bon, oui c'est cela un homme très bon même, rien d'autre !
C'est un peu ambigu ça Tom.
La ferme !


« Tom ? Que fais tu dehors, il fait frais rentre ! »

MxA_J'étais arrivé chez moi.

***


MxA_Je sais pas pourquoi, mais cette nuit, quelque chose déconne. Après ma petite cigarette, direction le lit et hop. Mais là, malgré ça, impossible de fermer l'½il. Je pense trop à ... Ne me le faites pas dire vous savez ! C'est comme une torture mentale, plus le temps passe et plus j'y pense ; plus son nom résonne dans ma tête et y reste accroché sans jamais vouloir partir. C'est comme si ce mec me hantait, et qu'il prenait plaisir à ça. Ses yeux en amande couleur noisette, je les vois partout ! M'observer quand je lis, m'épier quand je vais aux toilettes, me regarder lorsque moi même je me contemple dans la glace. Et ses lèvres... J'aimerai goûter encore une fois à ses lèvres si douces, si... TOM ?!



Audry&Marion

# Posté le vendredi 08 mai 2009 04:44

Modifié le jeudi 13 août 2009 20:08

Chapitre 6______________________« Si tu veux un arc-en-ciel, tu dois supporter la pluie. »

Chapitre 6______________________«  Si tu veux un arc-en-ciel, tu dois supporter la pluie. »
MxA_TOM ?! (...) Je m'arrête un moment, stoppe mes pensées, et bloque mon regard dans le vide. Je ne me rends même pas compte de ce que je dis. Si on fait attention à ce que j'ai pu raconter auparavant, un coup je me convins que je veux simplement aider ce type, et après, je me tords l'esprit à dire qu'il m'attire. Vous y croyez vous ? Même moi je n'arrive pas à foutre de l'ordre dans mon crâne, et me mettre d'accord sur mes fichues pensées.
MxA_Une bouffée de chaleur m'envahit, et une pulsion au dessous de ma ceinture se fait ressentir. Je descends ma main jusqu'à mon pantalon, où mon sexe forme déjà une belle bosse. Je ferme les yeux, et le saisi de ma main avec délicatesse. Je me lance dans des mouvements de va et viens plus que bon, et accélère de plus en plus. Quelques gémissements s'échappent de ma bouche. Je ne sais pas ce que fais Bill à cet instant précis, mais si lui savait ce que moi je faisais en pensant à lui. Je pousse un gémissement de fin, et laisse tomber ma tête en arrière.


« Mais qu'est-ce-que j'ai fais... » murmurais-je en réalisant ce que je venais de faire.

***

« Tom ? Tom ! Vous pouvez répondre à la question s'il vous plait. »

MxA_Cette dame petite et grasse, peint du visage, me tourne autour, un livre à la main, elle reste plantée là. Elle attend donc sa fichue réponse.

« Hmm je sais pas m'dame. dis-je calmement
- Vous êtes décevant ! Une vrai plaie celui là. » marmonne-t-elle.


MxA_La Science Physique, ça n'a jamais été mon truc. Alors pourquoi se concentrer maintenant ? A quelques mois de la fin de l'année hein. Je ne perturbe même pas son cour, elle peut pas me laisser tranquille.

« Arrêtez de rêvasser et lisez nous donc le texte. »

MxA_Quelques secondes après sa phrase, la sonnerie se met à sonner, je lui souris et range mes affaires.

« Rangez moi donc ce sourire narquois, et venez me voir.
- OUUUH Tom, après Bill, on s'fait la prof d'sciences physique. T'y vas pas un peu fort là. »


MxA_Je laisse ces paroles ingrates de côté, et file au bureau. La voila partie dans un délire inouï. Mais elle finit tout de même par me lâcher, ouais, mais avec quatre exercices sur le dos. Qu'est ce que j'ai mérité bon sang ! Je sors, en prenant soin de claquer la porte. J'entends retentir des rires plus qu'agaçant. Les couloirs sont pourtant vides. Je poursuis mon chemin, et tombe sur... Bill. Je rougis en pensant à ce que j'avais fait la nuit dernière. Merde.

« Vous foutez quoi encore ?!
- Oh regarde Bill, ton petit copain est venu te sauver mais- »


MxA_Avant même qu'il ne finisse sa phrase, je lui envoie mon poing dans le nez. Mais aussitôt, ses amis se rebellent et me sautent dessus. Je finis à terre, le nez en sang en compagnie de Bill qui cache son visage de ses fines mains. Joe s'approche de moi, attrape mon menton et me balance.

« Ne t'oppose plus à nous Tom, s'esclaffe t-il, tu es bien trop nul ! »

MxA_Ce n'est même pas la peine que je les rattrape, je n'ai pas la force de me lever, je me ferais réduire en un rien de temps. Je les regarde partir, et me tourne vers Bill, il est recroquevillé sur lui même toujours les mains cachant son visage.

« Ça va ? »

MxA_Il ne répond pas et court en direction des toilettes. J'essaye de le suivre. J'entends des bruits désagréables, serait-il en train de vomir ? Bill finit enfin par sortir d'une cabine. Il me regarde les larmes aux yeux.

« Je n'avais pas besoin de ton aide ! dit-il face au miroir.
- Si tu le dit. »


MxA_Je suis toujours dos à lui, posant ma tête contre le mur. J'essaye de me relever, mais leurs coups étaient bien trop forts, mon corps doit être couvert de bleus. Bill inspire.

« Je suis désolé, pour ce que je t'ai dis, et aussi ce qu'ils t'ont fait, tu n'aurais pas du m'aider, et enfin merci. » susurre t-il timidement.

MxA_Je ricane doucement et me retourne vers lui, je le regarde accoudé contre le lavabo, de profil.

« Merci de quoi ? Finalement je n'ai rien fait. »

MxA_Un silence s'installe durant quelques minutes. Soudain une bouffée de chaleur s'empare de mon corps et des gouttes viennent ruisseler sur mon visage.
MxA_Je pose ma main sur l'épaule de Bill, qui se retourne et malgré son visage usé par la souffrance, il se met a devenir blanc comme un cachet d'aspirine.


« Je vais t'accompagner à l'infirmerie. »

MxA_Il tient parole, et m'emmène à l'infirmerie, prenant bien soin de me poser confortablement sur une chaise, il toque à la porte.

« Oui ?
- ...
- OUI ENTREZ ! Bon sang d'bon soir, si je chope ces gamins ! »


MxA_L'infirmière doit être en train de se lever, je vois Bill partir en courant.

« Oh mon garçon, mais dans quel états tu es ! Regarde moi ton piercing, je crois que tu vas être en devoir de l'enlever, a part si tu as de la chance. Aller suis moi. »

MxA_Je m'exécute à sa voix, j'ai même une envie soudaine de pleurer ; je me suis ridiculisé devant Bill, et je vais devoir par dessus tout enlever mon piercing, celui que j'ai du attendre trois longues années pour l'avoir.

« Dis moi jeune homme, encore une bagarre ?!
- On ne peux rien vous cachez à vous !
- Aller, je t'autorise à rester un peu ici, va donc t'allonger là-bas. »


***

MxA_Je sors les clefs de ma poche, et me regarde à travers la porte. C'est sûr qu'avec cette énorme pansement sur la lèvre, et ce coquard bleu foncé, je ne peux pas passer inaperçu. J'entre la clef dans la serrure et me dirige à l'intérieur, d'une discrétion imparable. Je referme la porte et fonce vers les escaliers.

« Mon poussin c'est toi ? dit-elle inquiète.
- Oui maman, t'inquiètes pas c'est moi. Je monte me coucher, je ne mangerai pas ce soir.
- Ça ne va pas mon chéri ? rétorque-t-elle toujours aussi inquiète
- Ah, euh, si.. juste un peu mal au crâne. »


MxA_Ouf, j'ai eu chaud, je continue ma course jusqu'à ma chambre.


« TOOOM ! »

MxA_Je me retourne et me retrouve nez à nez avec ma mère.

« Tom, mais qu'est-ce-que c'est ? Tu t'es encore battu ?! » gronde t-elle, prise de colère.

MxA_Encore ? Je ne me suis pas battu depuis plusieurs mois quand même !

« Heureusement que l'infirmière a téléphoner pour me parler de ton état ! »

MxA_Téléphoner ? Elle m'avait pourtant dit qu'elle n'appellerait pas.

« Excuse moi maman.
- Pourquoi tu as fait ça ?!
- On peut faire des choses sans raisons tu sais. » Je lui réponds avec un sourire jusqu'aux oreilles
.


Audry&Marion

# Posté le lundi 22 juin 2009 06:25

Modifié le mercredi 29 juillet 2009 14:13

Chapitre 7______________________« J'ai besoin de ses yeux pour balayer, dans un train de lumière, tout ce qui me fait peur et me déséspère. »

Chapitre 7______________________« J'ai besoin de ses yeux pour balayer, dans un train de lumière, tout ce qui me fait peur et me déséspère.  »
MxA_Je cours rejoindre ma chambre, seul endroit qui semble pouvoir m'apaiser, et me jette sur mon lit.
MxA_Je veux dormir, par dessus tout, dormir, pour oublier tout ça. En espérant, ne pas voir l'aube pointer le bout de son nez.
MxA_Malgré ce désir fou et complètement débile, il est quand même là, le soleil rayonnant plus que jamais et pour combler le tout, mon putain de réveil qui hurle. Je me lève, avec beaucoup de mal. Je regarde mon torse, décoré d'hématomes jaunis. J'ai mal bordel !


***

MxA_J'avance doucement vers le lycée, mon estomac se tord, et mes yeux font ressortir ma douleur intérieure, et mon corps celle de l'extérieur. Mais où est passé mon courage ? Que suis-je devenu... J'aperçois d'un coup d'½il, le groupe de mecs qui m'a tabassé, je fonce, les évitant le plus possible. Une vraie tapette.
MxA_Ce matin, c'est histoire géographie qui ouvre la journée, un cours où je suis seul. Oui, enfin, comme tous les cours quoi. Je perds la boule. Je regarde la classe, mon passe temps favori. Mais aujourd'hui sait exceptionnel, on aurait même pu le graver dans une pierre blanche. Bill, oui, Bill Kaulitz, me sourit... en quelque sorte. Du moins c'est comme ça que je le prends. Je souris à mon tour bêtement. Qu'est ce qui m'arrive ?

« Bon, et bien, je vous mettrais par deux » dit le professeur en insistant bien sur le "je"

MxA_Pendant un instant, je panique. Un exposé, à deux en plus. Manque plus que je tombe sur quelqu'un de mauvais tiens. Ca serait bien que je tombe avec une des grosses têtes. Ca serait parfaitement parfait même. Il appelle chaque nom pour former les binômes, le mien, ne tarde pas.

« M. Trümper avec M. Kaulitz »

MxA_Je sens une joie soudaine hurler au plus profond de moi. J'entends la classe pouffer, mais je m'en fiche complètement. Je regarde Bill, et sa réponse est un regard plus que noir et méchant. Mais il a pété un câble ma parole ! Décidément je ne comprendrai jamais ce mec. Il n'y a même pas dix minutes il me souriait (bon OK, j'ai pris ça pour un sourire, mais s'en était un, je vous le jure !) La fin du cours sonne. Aujourd'hui, je ne me précipite pas, je voudrais avoir une explication avec le petit Bill.


« Bill ! »

MxA_Je le vois se retourner vers moi. Ses yeux... je ne peux pas l'engueuler.

« Hum, tu, tu veux venir chez moi après les cours... Pour l'exposer hein !? » m'empressai-je de rajouter.

MxA_Il ne répond rien, et rebrousse chemin. Je suis assez déçu par son comportement. J'en ai même mal au c½ur... Ce qui me surprend. Au moins j'ai une jolie vue.
Les cours touchent à leur fin. Je rentre, une cigarette à la bouche.


***

MxA_Maman est là, un sac rempli de pain au chocolat, et un verre de lait servi sur la table. Je souris, lui donne un baiser et pars m'installer.

« Tom va ouvrir ! »

MxA_Hein quoi ? Mais j'ai rien entendu moi !

« M'man tu es parano', personne n'as toqué !
- Rooh, Tom si je te le dit »


MxA_Je l'entends accourir à la porte, et un énorme « Tom, c'est pour toi » surgis. Je me lève, quelqu'un pour moi ? J'aperçois Bill, souriant timidement à ma mère. Mon c½ur se met à battre la chamade, et je m'avance vers lui.

« Comment tu as trouvé ? » Dis-je avec une pointe de scepticisme dans la voix.

MxA_Il ne répond rien. Je lui propose un pain au chocolat mais il refuse. Tant pis. Arrivé dans mon antre, il l'examine et pouffe.


« Aaah oui, euh.... c'est pas tellement bien ranger mais...
- Je t'ai suivis ! Oui je t'ai suivi, c'est comme ça que j'ai trouvé ta maison. Me coupa t-il mal à l'aise.
- Ah eh bien, je suis content que tu sois là. »


MxA_Je suis nerveux. Trop nerveux. Je me reconnais plus. Le Tom confiant et arrogant a disparu et a laissé place à un Tom mou, nul, pathétique, sans espoir. Bref, un bon à rien. Bill commence à enlever sa veste et s'assoit sur mon lit. Je me rendis compte de ce que j'étais en train de faire. Je le reluquait. Mais il était tellement beau. Eh merde ! Arrêtes Tom, arrête. Ce n'est pas toi non.
Oh, si c'est toi coco ! T'es gay, t'en caches pas c'est bon.
Gêné, je le rejoins en compagnie d'un paquet de feuilles et de mon ordinateur portable. Comme quoi infirmière ça paye. Les minutes s'écoulent, et la recherche me tape sur les nerfs. Je me lève me posant à la fenêtre sortant une cigarette.


« Tu en veux une ?
- Je ne dis pas non » sourit-il.


MxA_Il n'avait pas décroché un seul mot de toute la demi-heure et le moment où il commence, il me sort ce putain de sourire. Il va me rendre fou ; ce sourire, ces yeux... cette bouche. Je me donne une claque. Il me regarde de travers.

« Euh, j'avais un moustique sur la joue. »

C'était le pire des mensonges de toute ma courte existence.

***

MxA_Et surtout la pire honte de toute ma vie. Quoi que en ce moment je peux faire n'importe quoi, ça se termine constamment par le pire honte de ma vie. Donc corrigeons, et disons plutôt 'Et surtout l'une des pires hontes de ma vie'. Sans problème, à cet instant, il doit se dire que je suis un imbécile de première, en plus d'être con. Lui, il me regarde toujours, avec ce regard perçant. Je dois surement être en train de rougir... Je décide donc de m'accouder au rebord de la fenêtre pour éviter de lui faire face et croiser à nouveau ce regard si profond. Il doit croire que je suis vexé puisqu'il me rejoint aussitôt. Il s'approche lentement et me jette un sourire plus que magnifique accompagné de ses yeux si merveilleux, et qui à cet instant, brillent d'un éclat étincelant. Beaucoup trop même. Son coude effleure le mien. Et là, à ma plus grande surprise, mon engin se met à se redresser. Tom contrôle toi, s'il-te-plait. Je t'en supplie. Juste parce qu'il m'a touché le COUDE ! Merde, et merde. J'allais me tourner face à lui pour lui dire de m'excuser cinq minutes (envie pressante) et je le vois. Bill, plongeant son visage dans ses mains.
MxA_Ce soir, le soleil brille d'une lumière orange, mon c½ur bat la chamade à cause de sa présence si près de moi, mais lui, il se met à pleurer... Qu'ai-je fais ?



Audry&Marion

# Posté le mardi 05 mai 2009 16:06

Modifié le jeudi 30 juillet 2009 17:21

Chapitre 8______________________« J'ai peur, je tremble, j'ai froid. »

Chapitre 8______________________« J'ai peur, je tremble, j'ai froid. »

MxA_Sans même pouvoir réussir à me concentrer et arriver à me retenir, ma gorge se serre et des larmes chaudes coulent à flots sur mes joues. Tom est là, face à moi le regard perdu.
MxA_Tout défile devant mes yeux comme un film que l'on revoit à l'infini. Les images ancrées dans ma tête, s'obstinant à ressortir au moment où j'aurais voulu qu'elles se fassent toutes petites.
Ces images me font plus que mal. Une douleur aussi dévastatrice ne devrait pas exister. Je ne le souhaite même pas à mon pire ennemi. Cet acte ignoble devrait en l'occurrence être puni de mort. C'est ce que je souhaite.
Je me souviens de cette toute première fois, où il a souillé mon corps.


***

MxA_Il devait être dix-neuf heures trois, ce soir là. Il pleut, une pluie froide et diluvienne qui annonce les mauvais présages. Et j'ai malheureusement trois minutes de retard. Trois minutes qui gâcheront ma vie, toute ma vie. C'est fou comme ce n'est rien dans l'Univers, trois malheureuse minutes.
MxA_Mon père est là, face à la télé, un cigare à la main, il m'attend. Oui, je suis sûr qu'il m'attend pour me faire la morale. Que j'entends quasiment tout les jours
.

" Mais ce soir là, je n'aurais pas du faire comme tout les autres, j'aurais du me taire et ne pas lui tenir tête ! J'aurais du m'écraser comme une merde comme je le fais d'habitude. Mais ce soir, je sentais qu'il n'était pas comme d'habitude, peut-être plus... sombre ? "

MxA_Il s'approche de moi et passe ses mains sur mes joues, sa voix rauque résonne dans toute la maison.

« Tu sens le tabac ! »

MxA_Je panique, mon c½ur bat si vite qu'il pourrait éclater à tout instant. Je ne sais même pas quoi répondre, au delà de mes seize ans, je ne peux pas lui dire que je fume... Ce serait inconcevable, il ne me le pardonnerait jamais. Maman fumait et c'est ce qui l'a tué. C'est ce qui la pourri, sali, jusqu'aux entrailles ; comme il le répète si souvent. Mais ce n'est pas pour ces raisons qu'il va arrêter, lui de fumer ces petits cigares à la con.

« C'est l'odeur de la maison papa ! »

MxA_MxA_" A cet instant je n'avais pas compris que dire cette phrase avait été une grosse erreur. "

MxA_Trop tard, son poing vient s'écraser sur ma figure, m'éclatant par la même occasion le nez. Je tombe à genoux devant lui. Il hurle des jurons et me traite de tous les noms. Mais je n'arrive pas à les comprendre.
MxA_Soudain sa jambe entame un vif élan vers l'arrière et se rabat sur mes côtes. Et les coups de pieds fusent sur mon corps. J'ai tellement mal que crier ne sert à rien. Je ne sais pas même pas si j'en ai la force. C'est bien trop dur. Je laisse simplement échapper quelques "Papa arrêtes, j'ai mal, je t'en prie." A croire que ce soir là, il est sourd. Me voir souffrir en silence le rend heureux, je ne l'ai jamais vu aussi heureux depuis la mort de Maman. Il aurait même pu en jouir. Son rire hante tous les recoins de la maison.
MxA_Les coups s'arrêtent et je le vois partir dans la cuisine, attraper un cigare et l'allumer. Il me rejoint et me demande de me relever au pas de course. Mais c'est impossible, je n'y arrive pas. Mes muscles sont trop endoloris par ses coups, et la souffrance est bien plus que présente. Comment veut-il que je me relève aussi vite ? Pour me motiver, il commence à poser le bout de son cigare chaud sur ma peau. Je pousse des hurlements de douleurs, presque d'agonie.
MxA_De retour, il s'arrête devant moi, un sourire au coin de ses lèvres malsaines, ses... ses yeux... me... reluquant. Comment dire, je n'y crois pas, mon père me reluque tel un objet de convoitise. Un objet... sexuel. Il m'attrape par les épaules en négligeant bien évidemment la délicatesse. Je gémis de douleur. Mon visage est meurtri. Il me conduit dans ma chambre, tout ce cauchemar va enfin se terminer je vais pouvoir dormir tranquillement, paisiblement, ne plus penser à ça. Essayer d'oublier tout ce qui s'est passé ce soir. Et par dessus tout, le jeter et l'effacer. L'abandonner.

MxA_MxA_" Malheureusement, je ne savais pas ce qui allait m'attendre. "

MxA_Arrivé à ma chambre, il me balance sur le lit et se retourne pour partir je suppose. J'en profite, donc, pour attraper la couette avec beaucoup de mal et me faufiler dessous. En sécurité. Mais mon moment de répit est très vite écourté. Il m'attrape violemment le bras et je l'entends dire "Non" d'une voix étrange. Que je ne lui connais pas. Mon c½ur se serre, et il commence à déboucler sa ceinture, le cauchemar ne fait que commencer, ça ne se finira donc jamais. Imaginant ce qu'il va faire je le supplie :

« Papa, s'il te plait ! Arrêtes. Non ! »

MxA_Son pantalon glisse lentement, jusqu'à atteindre le sol et avec son pied je l'envoie négligemment quelque part dans ma chambre. Il s'allonge prêt de moi et me déshabille en un rien de temps. Les larmes se mettent à couler. Il ne peut pas faire ça non ! C'est tout bonnement ignoble, inconcevable, inattendu. Immonde. J'essaie de me débattre, mais j'ai toujours été frêle. Face à sa taille et son poids, je ne pourrais jamais lui faire face.
MxA_Il me lance par terre, et prend position debout devant moi, attrapant mes cheveux, il m'oblige à... à... englober son sexe.
MxA_Je n'ai aucune force pour faire le mouvement et encore moins l'envie. Mais ce n'est pas ça qui l'arrête. Il s'en charge lui même. Voulait-il que je m'étouffe avec ? Il gémit de plaisir, je gémis de douleur.
MxA_Le moment venu, il me jette à plat ventre sur le lit et se positionne à genoux sur le lit. Avec ses monstrueuses mains, il me soulève sans difficulté pour que mon bassin se retrouve à le même hauteur que le sien. Écartant soigneusement mes jambes. Il me dit de ne pas me crisper, que tout ira bien et que je n'aurais pas mal. Mes larmes et mes supplications redoublent. Il commence à insérer un doigt jusqu'à la prostate. Puis deux, trois et enfin, le quatrième. Je hurle. Pensant que le pire était passé j'essaie de me détendre. Mais non. Il met ses doigts répugnant dans ma bouche. Peut-être pour éviter que je ne hurle plus que je ne le faisait à ce moment là. Mais le moment fatal arriva. Il entre en moi comme un bourrin. Je pousse un cri de douleur, malgré ça, il continue tout de même ses va-et-viens. Et de plus en plus forts, il m'enfonce son pénis dans l'anus. Il jouit de plus belle à chaque coup laissant s'échapper des cris rauques et durs. Plus mes cris étaient fort, plus les siens s'emplissaient de désir.
MxA_Je crois qu'il fini, je sens un liquide chaud se déverser en moi. Je tremble. Il s'approche de mon oreille, et il fout sa putain de langue à l'intérieur en me soufflant :

« Ne t'inquiète pas Bill, demain, tu auras tout oublié. »

MxA_Et je le vois s'éloigner, comme s'il ne s'était rien passer, il sifflote, la chanson qu'il me chantait quand j'étais petit. Comment ose-t-il cet enfoiré ?!
MxA_Je rampe en essayant par dessus d'atteindre la salle de bain, je voulais laver ce corps sali par ce salopard.
MxA_Du sang s'écoule sur mes cuisses laissant des traces rouges bordeaux sur mon passage, je ne veux même pas savoir d'où il provient. Je frotte ma peau le plus énergiquement que je le peux la laissant rougeâtre à certains endroits.
MxA_Malgré lavé, je me sentais toujours aussi sale. Tous les bains au monde n'aurait pu enlever cette crasse que je ressent. Je regagne ma chambre, à une vitesse faible, mon ventre hurle de douleur. Je suis parsemé d'énormes hématomes. Même s'il se trouve un étage plus bas, je l'entends toujours mon père siffloter. Je ne peux m'allonger dans ce lit qui m'horripile. Alors cette nuit là, je dormis par terre.
MxA_Même si dormir dans la crainte d'être épié, dans la crainte qu'il surgisse pour me refaire subir ce châtiment, qu'il recommence. Je n'appelle pas ça dormir. Tout ça pour une histoire de Tabac.
A partir de ce soir, mon propre père m'a tué...

***

« Oh mon dieu... » murmure Tom incrédule.

MxA_Je secoue la tête et reviens à mes esprits. Tom est à mes côtés, une pointe de dégout et de pitié dans le regard. Il semble énervé car ses poings sont tellement serrés que j'entends ses jointures craquer. Qu'ai-je... Oh non. Je viens de balancer une histoire, plus que humiliante, à Tom Kaulitz. Putain Bill, Tom Kaulitz ! La dernière personne à qui je souhaitais me confier. Et pourquoi ? Qu'est ce que je venais de faire... ?
MxA_Sans plus attendre, j'attrape ma veste et me met a courir, je veux sortir a tout prix de chez lui. Et ne plus jamais le revoir. Je croise en chemin sa mère. Sa si douce mère, qui me regarde effrayée. Mon maquillage coule, mes larmes coulent.

« BILL ATTEND, BIIIIIILL ! » Sa voix se meurt alors qu'il essaie de me rattraper.

MxA_Ce soir là, le soleil brillait d'une lumière orange, mon c½ur battait la chamade à cause de sa présence si près de moi, mais ces images sont revenues, trop tôt peut-être ? Pourquoi.

Audry&Marion

# Posté le lundi 27 juillet 2009 14:59

Modifié le dimanche 16 août 2009 16:15

Chapitre 9______________________« Je ne sais pas pourquoi je dois continuer à y croire, puisqu'il n'y a plus d'espoir. »

Chapitre 9______________________« Je ne sais pas pourquoi je dois continuer à y croire, puisqu'il n'y a plus d'espoir.  »
MxA_Encore une fois, il s'en va en courant, sans aucune explication, ni même un seul mot... Encore une fois Bill fuit !
MxA_Malgré ce qu'il vient de débiter, je ne cherche pas à le suivre. C'est peut-être choquant mais... Je ne sais pas quoi faire. Tout se mélange et s'enchaine. La scène qu'il m'a décrit quelques minutes plutôt revient sans cesse en boucle mais... Aucune réaction ; à part mes poings qui se sont formés, pour je ne sais quelle raison...
MxA_Un être normalement constitué aurait du réagir, courir à sa poursuite, hurler de douleur, être en colère, ressentir de la haine envers l'être immonde qu'est son père. Je ne sais pas moi mais aucune réaction. Je reste impassible, la cigarette se consumant au bout de mes doigts de guitariste. Je me jette sur mon lit pour réfléchir intensément et peut-être ressentir une once de pitié cachée au plus profond de moi. J'ai mal certes, mais pas de la bonne façon. Bill me rend malade.
MxA_Je crois bien que je devrais arrêter de chercher à comprendre ce mec, il possède une personnalité et un caractère qui me dépasse largement. Je devrais le laisser de côté, tirer une croix dessus. De plus avec un secret pareil, c'est sur, il ne me reparlera plus jamais - et encore, je pense que "jamais" n'est pas l'adjectif adéquat. Il me fuira comme la peste, si ce n'est plus. Pourtant je le veux tellement ! Oui, je le veux. Rien qu'à moi et à moi seul.
MxA_Peut-être qu'arrêter de lui parler un certain temps serait de bonne augure non ? Le laisser respirer, ne plus l'approcher, pour que ses idées et même les miennes se remettent en place de cette révélation si... brusque.
En faite, c'est faux. J'ai réagi face à cette déclaration, mais pas comme je l'aurai espéré. Et puis de toute manière cela ne change strictement rien, puisque j'ai toujours cette envie soudaine, au fond de moi, de le prendre dans mes bras, de le serrer contre moi et lui chuchoter que tout va bien, qu'il n'a plus à s'inquiéter, que dorénavant je serais toujours là pour lui, que je le protègerais de tout, - Euh -, que je le protègerai des dangers que je puisse être capable de gérer, rectification. Comment puis-je faire de l'humour dans un moment pareil ? J'entends quelqu'un frapper.

« Tom ?! »

MxA_Je me dépêche de balancer ma cigarette par la fenêtre et de vaporiser ma chambre d'un doux parfum aux cerises.


« Oui m'man ?
- Pourquoi ton ami s'est-il sauvé aussi vite ?! »

MxA_A entendre le son de sa voix, si douce en temps normal, ma mère me visait fautif du départ si inattendu de Bill.


« Maman, mêle-toi de ce qui te regarde ! »

MxA_Je me lève comme une flèche attrape ma veste, oui il faisait bien chaud, mais, mes cigarettes étaient dans la poche intérieure. Je n'aurai peut-être pas du réagir ainsi. Elle n'était pas méchante, c'était son devoir de mère que s'inquiétait pour son merveilleux fils (c'est moi) et pour les amis de ce merveilleux fils, ici Bill. Même si je pense qu'elle se serait mise du côté de Bill. Et ça y est, je dérape.
Pourquoi ai-je ce sentiment que lorsque l'on parle de Bill, je me dois dans l'obligation d'agresser cette personne ? Qui plus est quand il s'agit d'une personne proche comme ma mère ou... qui que se soit d'autre.


MxA_Mais bordel ! J'aimerais savoir ce qui m'arrive à la fin !

MxA_Je m'arrête dans le square, oui, celui où j'ai vu pour la première fois son visage d'ange, lui, qui dès le premier jour, m'a plu et qui par dessus tout m'a intrigué... Stop, ça ne va pas du tout.
MxA_Je cherche mille et une façons de me convaincre, de me persuader que je n'aime pas les mecs, oui c'est vrai, je suis un pur hétérosexuel qui adore les filles ! OUI, QUI LES ADORE ! Qui les aime même. Du moins c'est ce que j'essaie de me dire... Je ne sais pas, je ne sais plus.
MxA_Sans m'en être aperçu je m'étais assis sur une balançoire, toujours cette foutue cigarette dans les pâtes. Dans un brusque élan, je décide de prendre les choses en main et de me changer les idées. Ce qui signifie, passer un moment agréable en présence d'une présence féminine - si vous voyez ce que je veux dire.
MxA_Je sors mon portable de ma longue poche et compose immédiatement un message. Mon idée était plus que bonne, j'allais savoir enfin si je devrais répondre à cette question par un 'oui' ou 'non'.
MxA_Une réponse arrive.
MxA_Cette fille du bahut, souvenez vous, celle avec ce magnifique piercing et ses lèvres si pulpeuses... Le fantasme parfait.
MxA_Quelques bonnes grosses minutes après sa réponse, la voila enfin, postée devant moi, un sourire aguicheur accroché aux lèvres. Je la regarde, ne lâchant plus ses yeux émeraude.
MxA_Sans même m'adresser un mot, elle commence à prendre appui sur mes genoux et descend petit à petit vers mon entre-jambe. C'était à se demander si ce qui s'était passé un peu plus tôt était vraiment arrivé. Je suis un beau salopard tout de même. Il fallait absolument que je me change les idées.
MxA_Penser encore à Lui était une perte de temps inconditionnelle. Malheureusement.
MxA_Mes yeux toujours plongés dans les siens, ces genoux touchent le sol et ses mains glissent sur mes cuisses, pour remonter jusqu'à la fermeture Éclair de mon baggy et la tirer vers le bas. En deux temps trois mouvements, elle faufile sa délicate main derrière mon caleçon, pour commencer une série de longs mouvements de va-et-vient. Elle va de moins en moins vite pour me faire languir et surement pour que j'en demande davantage. Ce qui ne me plait pas du tout. N'empêche je me demande comment Bill ferais si...
MxA_Pendant ce moment d'extrême folie et d'insouciance, elle prend mon sexe en bouche, jouant avec celui-ci comme s'il s'agissait d'une friandise exquise. Elle laisse glisser sa langue de bas en haut et vice-versa, chatouillant mon gland au passage. Tout ce fini, et ça m'a paru durer une éternité.
MxA_Même si je dois le reconnaitre elle m'a taillé une bonne pipe. Je me déverse dans sa bouche un peu honteux. Elle n'a pas l'air traumatisé, elle avale et se relève. Toujours ce sourire au coin des lèvres. Elle m'embrasse et me glisse à l'oreille "J'ai adoré ! On remettra ça bientôt " en guise d'adieu, elle me mordille le lobe, me demande une cigarette.
MxA_Je reste là, j'ai l'air d'un con, ma braguette toujours grande ouverte, les mains sur les cuisses.
MxA_Quelqu'un nous a forcément vu. En même temps, se faire sucer sur une balançoire en plein milieu d'un square et en fin de soirée, qui ne se serait pas rincer l'½il hein.
MxA_Quel con !
MxA_Là vous vous dites : Ca y est il sait, il n'est pas attiré par les hommes. Il est à fond sur les bonnes grosses pouffiasses. Eh bien non. Je ne sais pas ce que je veux. Je ne sais pas qui je veux, plus exactement. Il serait mentir de dire que je n'ai pas apprécié. Mais je n'ai pas aimé comme avant. Pendent cette instant de soit disant extase je n'ai pensé qu'à une seul personne. J'aurais voulu qu'elle soit à la place de... Bah de la fille là. Je crois même avoir murmuré son nom.
MxA_D'un autre côté, c'est difficile à exprimer ce que je ressens. Bill, je le vois différemment, il est, comment dire, attirant et malgré tout, lui, je ne le veux pas -totalement- dans mon lit, c'est même étrange et inhabituel. Laissant de côté tout ce chahu dans ma tête, je décide de rentrer.


***


MxA_Après ces jours de chaleur intense qui ont beaucoup trop duré, ce matin j'ouvre les yeux pour faire face à, un ciel qui d'habitude est bleu, est gris à présent, gris foncé, noirci à quelques endroits vers le Sud.
MxA_Je décide tout même de me lever, faire le pseudo-malade qui a attrapé la crève ne servirais strictement à rien, je veux voir Bill aujourd'hui. Le trajet en bus est d'un calme inimaginable, d'habitude les insultes fusent, les rires et les murmures vont de bon en train. Mais aujourd'hui, plus personne ne fait attention à moi, sauf quelque têtes de Turc qui se demande encore qui je suis.
MxA_C'est peut-être mieux ainsi après tout.
MxA_Le bus s'arrête, et la scène se répète comme il y a plusieurs semaines de cela. Avryl est là, le regard en furie. Qu'est ce qu'elle va me faire encore celle là. Je fais mine de ne pas l'avoir remarqué malgré ses longs cheveux soyeux et ses grands yeux bleus. Quelques mètres plus loin, elle me rattrape, m'agrippant par le bras. Par réflexe, je place le mien devant mon visage mais bizarrement elle me... sourit ?!
MxA_Je trouve ça étrange, beaucoup trop même.


« Euh, Avryl ?
- Tom, il faut que je te parle ! dit-elle les yeux brillants de malice.

MxA_Bill, je suis sûr que ça le concerne, forcément. Qu'est ce qu'il lui est arrivé, je veux savoir ! La sonnerie retentit.

« Avryl dis moi !
- On se reverra plus tard.
- Attends Avryl ! »

MxA_Je la vois s'éloigner rejoindre sa classe, se faufilant parmi la foule d'élèves. Je décide de faire de même, cherchant Bill tant bien que mal.


***

MxA_La fin des cours s'annonce, une journée pourrie ça on peut le dire. Alors que les couloirs se vident, je le vois. Il marche seul vers la porte et avant qu'il ne la franchisse, je le prends par les épaules et le bloque contre le mur. Il me regarde, terrifié. J'aurais peut-être pas du y aller si fort. Il essaye de se débattre et m'en envoie un dans la gueule. Avec mes mains qui entourent ses bras, je le serre encore plus fort.


« Tom arrête tu me fais mal !
- Bienvenue sur Question pour un Champion, première question : pourquoi m'a tu suivi pour aller chez moi ? entamai-je avec une voix pleine de sarcasme.
- Simplement parce qu'on avait un exposé à faire ensemble, répondit-il sur la défensive. »

MxA_Un point. Je dessers mon étreinte, et une vague d'incompréhension s'abat sur moi.

« Bill, j'en peux plus. Pourquoi tu me fuis comme ça hein, dis le moi ?
- Je ne veux plus te voir Tom ! JE NE T'AIME PAS, tu as bien compris cette fois, dit il énervé, le regard empli de noirceur. »


MxA_Aie. Cette fois-ci je lâche prise, trop vite apparemment puisqu'il s'écrase par terre. Je le laisse là, je n'ai même pas, même plus, envie de le regarder. Cet enfoiré de sa mère qui ne comprendra jamais rien. Mon bus est déjà parti. Lassé d'espérer, je marche seul sous la pluie. Comme si cette pluie tombant à la renverse était capable d'essuyer tous mes maux. Plus rien ne m'atteint. Je ne sens même plus ce froid sur ma peau.
MxA_Mes pensées m'envahissent. Comment peut-on mettre tant d'espoir en une chose que l'on sait si impossible ? Mais je voulais y croire ! Comment tout peut il s'écrouler comme ça autour de moi ? De tous ces espoirs il ne reste plus rien. Rien que cette tristesse qui dure. Cette amertume habite mon c½ur. Il m'a fais tombé bien bas, à croire qu'il en vaut pas le coup ce gros con. En faite Non ! Tout me semble dérisoire. D'y avoir tant cru. D'avoir été assez con pour y croire.
MxA_Je suis comme anéanti par sa révélation. Qui était évidente après tout. Comment ais-je pu être aussi aveugle. Les larmes me montent vite aux yeux et se mélange avec les gouttes d'eau tombant du ciel. Je m'approche de la maison, balance toutes mes affaires par terre comme chaque soir depuis bientôt un mois. Me jetant dans mon lit, mon chagrin se poursuit, à l'abri de ces pitoyables regards... Ec½uré, c'est ce que je suis. Bill je t'aime, oui je t'aime IDIOT ! Et toi, tu es si... Automatique.


Pour la première fois, moi, Tom Trümper, je suis tombé amoureux,
Et on peut dire que pour cette première fois, j'ai fais une grosse chute.
.


Audry&Marion

# Posté le mardi 04 août 2009 10:14

Modifié le dimanche 11 octobre 2009 05:22